dans mon sac à dos...
je vous avais promis un inventaire des trouvailles ayant alourdi mon sac au retour... des livres tout d'abord, une montagne de livres, 7 achetés à Paris, 2 reçus pour mon anniversaire, une bonne douzaine grace au bon fnac de La Denrée et Bertie, une autre dizaine par sens inné de la démesure... je vous montrerai tout ça au fur et à mesure de leur lecture...
deux livres de cuisine, un nouveau jamiiie et un cadeau de la maman du Mec...
et au moment où vous etes en train de vous dire que ça fait lourd pour qui voyage en train, sachez qu'à ceci s'ajoutent 3 CD, deux plaques de moules à cannelés, un moule à chocolat qui rejoindra ceux en forme de lapin en attendant Paques, un jeu offert par le frère du Mec, et le cadeau du Mec lui-meme que je vous montrerai plus tard parce qu'il méritera bien un post à lui tout seul...
les moules à cannelés ont déjà été testés deux fois pendant les vacances, j'ai déjà lu trois livres, écouté en boucle les 3 CD et feuilleté le Jamie... comme quoi, je suis plutot pas mécontente de m'etre trimballé tout ça!
meuse l'oubli...
il s'agit peut-etre d'une nouvelle rubrique qui nait ici... la rubrique campagnes de France... parce que, si c'est toujours une joie pour nous que de rentrer dans nos familles en France, ils auraient pu choisir un autre coin quand meme... (surtout les parents du Mec) (d'ailleurs)... parce que chez les miens ça va... des vignes à perte de vue, un jardin où les chats jouent et où mon papa jardine, des collines autour et des vergers de mirabelliers... mais chez les parents du Mec, c'est la Meuse... le pays où il fait froid au mois d'aout, mais où il est meme pas fichu de neiger quand la France entière est sous la neige... le pays où les champs sont déjà tellement imbibés d'eau toute l'année, qu'en hiver dès qu'il pleut c'est la mer...
ceci est un champ
les vaches s'embourbent et les gens dépriment, les usines ferment et meme les madeleines de Commercy ne sont plus ce qu'elles étaient... il n'y a plus qu'un seul marchand de fruits et légumes sur le marché (le reste consistant en divers quolifichets d'importation chinoise), l'hopital licencie, les gens ont des couleurs de cheveux improbables... quelques boutiques du centre résistent, entre autres le magasin chasse et pèche, sans doute grace à la légendaire invitation qui orne la vitrine...
joli tableau non? une lueur d'espoir tout de meme, grace à une phrase saisie au vol dans une conversation au bar; deux personnages locaux (les "naturels de l'endroit" comme dirait Jules Verne), un biker et un barman, se racontent leurs virées respectives dans les pays de l'est, ce qui amène le barman à confesser que, dans un restaurant français à Prague, le menu comportait, je cite, "quelques erreurs de syntaxe"!
après ce portrait haut en couleurs de la région, je tiens à préciser que le titre de ce post est également celui d'un livre de l'excellent écrivain lorrain Philippe Claudel, dont j'ai adoré "Le Café de l'Excelsior", "Les Ames grises" et "La petite fille de Monsieur Linh".
pour les natifs de la Meuse, ou ceux qui y vivent, toutes mes excuses, mais admettez que pour des vacances, il y a mieux comme destination...













